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Une approche révolutionnaire dans le traitement de l'allergie

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Une approche révolutionnaire dans le traitement de 'allergie

Les allergies alimentaires – Les réactions et le choc anaphylactiques

De 11 à 26 millions de personnes souffrent d’allergie alimentaire en Europe alors qu’au niveau mondial, l’estimation est de 220 à 500 millions de personnes (source : livre blanc de l’allergie, WAO, 2011). De 3 à 5% des américains souffrent d'allergies alimentaires et la prévalence de l’allergie à l’arachide chez l’enfant a presque quadruplé de 1997 à 2008 (source : Sicherer et al JACI 2010 ;125 :1322-6).

Comme cela a été dit, les allergies alimentaires peuvent entraîner des réactions extrêmement dangereuses et peuvent conduire à des chocs anaphylactiques. Les allergies alimentaires (principalement à l’arachide), sont responsables de 150 à 200 décès tous les ans aux Etats-Unis (source : Keet CA, Wood RA. Immunol Allergy Clin N Am. 2007 ;27 :193-212) et de plus de 125 000 admissions aux urgences (source : Sicherer et al. Ann Allergy Asthma Immunol.2001).

Pour cette raison, il n’existe aucun traitement utilisé en clinique quotidienne pour ces allergies alimentaires qui peuvent présenter un danger de mort. Les méthodes de désensibilisation existantes par injections ou voie orale ne permettent pas de les traiter du fait des réactions systémiques qu’elles peuvent induire et, jusqu’à présent, l’éviction de l’aliment responsable était la seule solution proposée.

La liste des aliments impliqués dans les réactions anaphylactiques est longue, mais quelques aliments sont à l’origine de la grande majorité des réactions anaphylactiques graves. Dans les pays occidentaux, les arachides et les fruits à coques, l’œuf, le poisson (par exemple, la morue et le corégone) et les crustacés (crevette, homard, crabe, coquille Saint-Jacques, huître) sont les aliments les plus souvent impliqués dans les réactions mortelles ou graves. Il est à noter que ces aliments tendent également à induire une « sensibilité persistante » chez une grande majorité des patients, contrairement à d’autres aliments tels que le lait, les œufs et les graines de soja qui sont, tout aussi dangereux mais dont les effets allergiques disparaissent assez souvent avec le temps.

Les réactions d’anaphylaxie alimentaire représentent plus d’un tiers des réactions anaphylactiques traitées dans les services des urgences et sont le plus souvent dues à l’arachide. Chez l’enfant, les polyallergies alimentaires sont fréquentes et impactent lourdement la vie quotidienne.

Ainsi, le traitement des allergies alimentaires est un besoin médical non satisfait. La désensibilisation représenterait la meilleure réponse thérapeutique possible à condition de disposer d’une méthode simple, sûre et efficace. La généralisation de cette méthode créerait un nouveau et très vaste marché pharmaceutique.

La prévalence des allergies à l’arachide est en augmentation

En ce qui concerne plus particulièrement l’allergie à l’arachide, une enquête nationale aux États-Unis a indiqué qu'environ 1,1 % de la population générale de ce pays, soit plus de 3 millions de personnes, sont allergiques à l’arachide et/ou aux fruits à coques (source : Sicherer et al., 1999a). Deux études récentes menées aux États-Unis et au Royaume-Uni ont mis en évidence que l'allergie à l’arachide a doublé en cinq ans chez les enfants de moins de 5 ans (source : Grundy et al., 2002, Sicherer et al., 2003). Il est donc très probable que l'allergie à l’arachide augmente progressivement dans la population générale à mesure que celle-ci vieillit. La prévalence de l'allergie à l’arachide dans d'autres pays occidentaux (Canada, France, Espagne) a été étudiée par de nombreux auteurs et se situe entre 0,9 et 1,5 % (source : Crespo et al., 1995; Kanny et al., 2001; Kagan et al., 2003). En Suède, la sensibilisation à l’arachide déterminée par des tests IgE a été estimée à 3,3 % de la population (Van Odijk et al., 1998).

Cette allergie touche les enfants : on estime que l'allergie à l’arachide touche 1,8 % des jeunes enfants au Royaume-Uni (Hourihane et al., 2007; Du Toit et al., 2008). L'allergie à l’arachide est l'une des principales causes de réactions alimentaires mortelles ou constituant un danger de mort, ce qui en fait une préoccupation sanitaire majeure au niveau mondial, en particulier dans les pays développés qui ont vu sa prévalence augmenter au cours des dix dernières années. L'allergie à l’arachide est habituellement considérée comme une allergie persistante ; en effet, de nombreuses études indiquent que moins de 20 % des enfants sont susceptibles de voir leur allergie à l’arachide disparaître.

L’allergie au lait est la première des allergies alimentaires à apparaître chez l’enfant

L'allergie au lait de vache constitue l'allergie alimentaire la plus fréquente chez les nouveau-nés et les jeunes enfants, touchant 2 à 3 % de la population générale. La sensibilisation au lait à l’âge d’un an est un prédicteur d’une sensibilisation accrue à l’arachide à l’âge de 3 ans. Les taux de résolution étaient de 19 % à l’âge de 4 ans, 42 % à l’âge de 8 ans, 64 % à l’âge de 12 ans et 79 % à l’âge de 16 ans. Le taux d’IgE spécifiques du lait de vache pendant la première année est un bon prédicteur de l'évolution de la maladie : plus il est élevé, plus l’enfant est susceptible de rester allergique au lait de vache tout sa vie (Skripack, JACI 2007).

Les principales allergies alimentaires

Le tableau suivant récapitule les principaux allergènes alimentaires chez l’enfant pour lequel les premières allergies peuvent disparaître et chez l’adulte, avec la place prépondérante de l’arachide (et fruits à coques) et des crustacés.

La prévalence de l’anaphylaxie alimentaire

Dans le monde, la fréquence de l’anaphylaxie alimentaire semble varier en fonction des habitudes alimentaires dans les différentes régions. Une étude internationale conduite conclut qu’une à 3 personnes sur 10 000 sont victimes d’un choc anaphylactique.

Cinq études américaines, utilisant des bases de données administratives et médicales ont permis d’estimer l’incidence de l’anaphylaxie alimentaire (source : Boyce et al., NIAID guidelines - 2010 ). Le taux d’hospitalisation ou de visites dans les services d’urgence pour raison d’anaphylaxie varie avec l’étude et les méthodes utilisées et avec la population étudiée : il se situe entre 1/100 000 et 70/100 000; la proportion des anaphylaxies dues à la nourriture se situe entre 13% et 65%. Ce taux dépend du critère utilisé pour le diagnostic d’une anaphylaxie.

Bien qu’il y ait des différences de méthodes dans ce type d’études, toutes montrent une augmentation des hospitalisations, au cours des 10 dernières années, dues à une anaphylaxie alimentaire. Ainsi, une étude américaine récente indique une augmentation de 350% du nombre des hospitalisations d’enfants âgés de moins de 18 ans pour cause de diagnostic d’une allergie alimentaire : 2600 entre 1998 et 2000 contre 9500 entre 2004 et 2006 (source : Branum AM, et al. Food allergy among children in the United States. Pediatrics 2009;124:1549-1555). Cette augmentation peut être due à la fois à l’augmentation de la prévalence et à une augmentation de la connaissance générale des problèmes de l’allergie.

La majorité (50 à 65%) des anaphylaxies fatales aux patients sont causées par l’allergie à l’arachide (source : Keet CA, Wood RA. Food allergy and anaphylaxis. Immunol Allergy Clin N Am. 2007;27:193-212).

Alors que l’anaphylaxie alimentaire représente entre le tiers et la moitié des cas d’anaphylaxie traités dans les services des urgences en Amérique du Nord, en Europe et en Australie, il semble qu'elle soit peu courante dans les pays dont les habitants n’ont pas une alimentation « occidentale », comme en Chine, par exemple.

La prise en charge thérapeutique actuelle et l’intérêt de l’immunothérapie épicutanée

Aujourd'hui, la seule option pour les patients présentant une allergie alimentaire, en particulier pour les cas les plus graves, est d’éviter strictement les aliments auxquels ils sont allergiques et d’apprendre à les reconnaître et à traiter les réactions allergiques provoquées par une exposition accidentelle. Néanmoins, les allergènes peuvent être cachés dans des aliments que l'on ne soupçonnait pas, l'étiquetage est souvent trompeur et les contaminations, par certains allergènes alimentaires, d'aliments supposés ne pas en contenir se produisent régulièrement. Par conséquent, une éviction stricte est difficile à obtenir. Par exemple, l'ingestion accidentelle d'arachide par un patient allergique à l'arachide est relativement fréquente et entraîne des réactions graves voire mortelles. L’exposition accidentelle à l'arachide se produit tous les trois à cinq ans pour un même patient; l'incidence annuelle de l'ingestion accidentelle s'élève à 14 % (Source : Yu et al., 2006).

Ainsi, un traitement général et sans danger de l'allergie alimentaire est depuis toujours un objectif pour les allergologues.

Parmi les possibilités d'immunothérapie spécifique des allergènes (ITS) proposées aux spécialistes des allergies alimentaires, l'immunothérapie sous-cutanée (ITSC) a soulevé de sérieuses préoccupations de sécurité. De même, l’immunothérapie sublinguale (ITSL) et l’immunothérapie orale (ITO) ont été étudiées chez l'homme. Néanmoins, malgré des premiers résultats encourageants avec différents types d'allergies alimentaires (œuf, noisettes, lait, arachide), ces méthodes nécessitent des recherches cliniques plus poussées et les préoccupations de sécurité - notamment une proportion élevée de réactions systémiques graves - limitent leur développement en traitement de référence pour les allergies alimentaires.

En tenant compte de tous ces éléments, il existe un besoin médical non satisfait, manifeste et important, de traitement efficace et sans danger pour des allergies alimentaires ; et parmi les possibilités d’ITS comme traitement curatif des allergies alimentaires, l’EPIT (Immunothérapie épicutanée) telle que la développe DBV Technologies est en mesure d’associer des bénéfices cliniques et un profil de sécurité satisfaisant et lui permettant d’envisager à terme la mise sur le marché d’un produit thérapeutique innovant.

L’immunothérapie cutanée, comment ça fonctionne ?

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